Archive pour la catégorie ‘Art’

Kandinsky et Calder au centre Pompidou

Mercredi 22 juillet 2009

cercles1

2 de mes artistes favoris exposent en ce moment au centre Pompidou, à voir absolument !

Une centaine de tableaux grand format qui retracent l’itinéraire artistique du peintre russe Kandinsky (1866-1944). On commence par la période où le peintre s’est formé à travers l’Europe, avec des grands dessins colorés sur carton où il invoque la Russie de son enfance. Puis il s’installe à Munich  où il va peindre ses premières toiles abstraites, dont le fameux Tableau avec l’arc noir où l’on trouvé déjà un cercle, que l’on retrouvera dans ses plus grandes oeuvres. Vient ensuite Moscou et Stockhom, où il va peindre essentiellement des dessins et aquarelles. Ce n’est pas la période que je préfère, les tableaux sont très fouillis et je préfère ceux qu’il va peindre ensuite, beaucoup plus épurés et plus précis, jouant avec la géométrie et une palette de couleurs plus simple : c’est sa période Bauhaus. L’expo est très riche des tableaux de cette période, un vrai plaisir pour les yeux ! Puis vient la seconde guerre mondiale, l’Allemagne nazie qualifie ses oeuvres d’”art dégénéré”. Kandinsky s’installe alors à Paris où il vivra jusqu’à la fin de sa vie. Ses dernières oeuvres sont elles aussi magnifiques ! Plus douces, moins géométriques, des couleurs pastels : des formes féériques, presque enfantines (Monde Bleu), des formes rondes aux effets étranges comme si l’on observait à travers un microscope (Cercles).

L’autre artiste, c’est Alexander Calder (1898-1976), très connu pour ses mobiles colorés dont les formes rappellent celles de Miro (ils ont beaucoup collaboré).
Même si l’on retrouve quelques mobiles originaux, ce n’est pas sur cette période que se concentre l’exposition mais sur les débuts de l’artiste à Paris (1926-1933).
Son célèbre cirque miniature est exposé et ça vaut le coup d’oeil : un décor et pleins de petits personnages réalisés à l’aide d’objets récupérés par-ci par là : fil de fer, laine, carton, bouchons, capsules de bouteille…
Au fil de l’expo, on peut regarder le film qu’il a réalisé à l’aide de son cirque et visualiser tous les personnages en action, parce que les oeuvres de Calder sont avant tout basées sur le mouvement.
On peut contempler également ses sculptures en fil de fer, inspirés des vedettes de l’époque (Joséphine Baker, Fernand Léger)… Elles aussi très légères bougent légèrement : les jeux d’ombre sont très réussis !

L’expo Calder est terminée, mais celle de Kandinsky se poursuit jusqu’au 10 août, allez-y !

Premier cours de modèle vivant

Mardi 23 juin 2009

esquisses

J’ai suivi mon premier cours de modèle vivant il y a peu,  à l’association artistique de Meythet, dirigé par Yannick Corboz. Des pauses d’1 à 2 minutes, puis de 15 à 20 minutes, pendant 2h. Même sans technique et sans base de dessin, on arrive à un petit quelque chose à force d’observer… Expérience super enrichissante que j’espère renouveler !

Kulturhuset : Loretta Lux…

Mercredi 22 avril 2009

kulturusset4.jpg

En attendant un post bien plus fourni sur mon séjour à Stockholm

…Kulturhuset, en plein coeur de la “City” suédoise, est un grand centre culturel.
Au rez-de-chaussée, une maquette miniature de la ville jolie comme tout, et un auditorium où se joue danse et théâtre contemporain. Et aux différents étages, quelques studios de création pour les artistes (ça rappelle le concept du 104 à Paris : j’ai pu voir un artiste qui peignait une grande fresque au style “Sin City”, sympa à voir) et un espace réservé aux enfants : une grande bibliothèque, et une jolie petite pièce où l’on peut dessiner du sol au plafond. Et enfin, 3 superbes galeries qui alternent les expositions d’arts plastiques, multimédia, mode, design et photos.

En ce moment, les 3 galeries exposent exclusivement des photographies, et quelles photographies !

J’ai craqué pour Loretta Lux, une allemande qui se concentre sur des portraits d’enfants. Des portraits tout simple, toujours dans les tons pastels, sur fond très neutre : le résultat est proche d’une peinture tellement c’est lisse. Les photos sont à la fois très élégantes (des enfants modèles vêtus d’habits d’une autre époque) et dérangeantes : aucun sourire, un regard perdu au loin… Mais ce qui dérange le plus, c’est que Loretta Lux déforme légèrement avec le numérique : un visage un tout petit peu trop gros, des épaules un peu trop étroites… Et le résultat est qu’on contemple la photo en se disant qu’il y a un petit quelque chose qui cloche malgré la douceur et la beauté de la photographie. C’est vraiment chouette !

Parmi les autres expos :
- Lovisa Ringborg, une suédoise cette fois ! Des photos souvent sur fond sombre, avec un sujet au centre, et des jeux de lumière étonnants. Le ton est plutôt satirique.
- Ville Lenkkeri, un finlandais exilé en suède. De belles photographies où se mélangent réalité et fiction.

Post sur le musée d’art moderne de Stockholm à suivre… (en suédois ça se dit Moderna Museet :-)

Korea in Paris

Vendredi 20 mars 2009

korea.jpg

Passage à Paris ce week-end dans une petite galerie d’art pleine de charme au coeur du 11ème : Dorothy’s gallery in Paris.

L’expo du moment : Korea in Paris, met en lumière des artistes coréens surprenants. De la photographie, en passant par la peinture, la sculpture et la vidéo.

Les photographies de Soon-Young LEE sont bluffantes : à l’aide de maquettes elle transcrit des rêves, des cauchemards… qu’elle photographie ensuite. Le rendu final est magnifique, ça rappel un peu le style de Gregory Crewdson.

On y voit aussi de belles peintures au style très varié : certaines rappelent les estampes japonnaises, d’autres jouent avec le pixel art. Des gorilles ultra colorés qui font penser aux art toys… Parmi les vidéos, un récit photographique amusant ayant pour héroïne Barbie… !

On trouve également  quelques vestiges de l’expo précédente “Barack Obama in Paris, qui a eu un grand succès apparemment. Enfin si vous passez dans le coin, allez y jeter un oeil !

Picasso et les maîtres

Vendredi 16 janvier 2009

picasso1.jpg

picasso2.jpg

Une expo à ne pas manquer !! Elle se déroule au Grand Palais, à Paris, jusqu’au 2 février. Mais un conseil, achetez vos places avant sur le net pour éviter de faire la queue, ou alors faut être prêt à attendre 2 heures dehors, peu importe le jour ou l’heure où vous y allez, cette expo attire un monde fou car elle réunie des chefs d’oeuvre provenants d’un peu partout dans le monde et réunis pour l’occasion.

Picasso et les maîtres, c’est la confrontation entre des chefs d’oeuvres de Picasso et les grands tableaux des maîtres qui l’ont inspiré : Goya, Greco, Poussin, Ingres, Delacroix, Gauguin et son père, José Ruiz Blasco (qui a arrêté sa carrière de peintre quand il a décelé le talent de son fils).

Du coup, il y en a pour tous les goûts, du romantisme au cubisme, en passant par l’impressionnisme. L’expo est classée par thématique : on découvre par exemple des tableaux qui ont inspiré Picasso pour ses natures mortes, ses nus, ou encore ses portraits. Au-delà de la simple inspiration, il en vient à s’approprier des tableaux classiques et à les réinventer complètement : la comparaison des deux devient très ludique !

Vous voyez l’exemple d’un des 44 tableaux qu’il a peint en se basant sur Les Ménines, de Velasquez. Et le célèbre Enlèvement des Sabines de Poussin, revu par Picasso.

On découvre également les débuts de Picasso, des esquisses, des dessins de nus plus que réalistes… Il s’est intéressé à toute l’histoire de l’art, et excèle dans chaque mouvement artistique… Impressionnant !

Le CENTQUATRE : un grand espace dédié aux artistes

Lundi 13 octobre 2008

1041.jpg

Samedi 11 octobre a ouvert le nouvel établissement artistique de la ville de Paris : le CENTQUATRE.

L’établissement en lui-même vaut le coup d’oeil : 39 000 m², un hall et des pièces immenses, une architecture très industrielle remis au goût du jour avec une signalétique et une typo très contemporaine.

Après, on reste un peu sur notre fin parce que tout ça parait très vide. Le lieu est un lieu d’exposition, mais il est avant tout un lieu de production où des artistes vont pouvoir créer leurs oeuvres directement sur place. Chaque artiste disposera d’un atelier (qui pour l’instant sont vides pour la plupart), et je pense que le public pourra suivre l’évolution de l’oeuvre. Une trentaine de projets artistiques devraient être développés chaque année, et des festivals seront mis en place pour présenter les oeuvres finies.

L’intérêt pour les artistes, c’est que le CENTQUATRE leur donnera les moyens techniques, financiers et humains pour créer leur œuvre. Les artistes peuvent exploiter l’architecture et le lieu proprement dit pour pouvoir créer une oeuvre éphémère inédite.

Quelques installations originales ont cependant retenus mon attention :

- une grande maquette du CENTQUATRE où les enfants peuvent jouer et construire leurs propres installations à l’aide de tout un tas de matériaux mis à leur disposition.

- une salle aux multiples écrans qui projettent le même film, mais avec un point de vue différent de la caméra.

- une architecture qui se décline de deux façons selon la luminosité extérieure.

Une bonne idée donc, mais une ouverture au public peut-être un peu précipitée…

China Gold : expo d’art contemporain chinois

Mardi 2 septembre 2008

china-gold1.jpg

C’est la rentrée, et le blog reprend du service !

En ce moment jusqu’au 13 octobre, l’expo China Gold au musée Maillol à Paris est à voir !
Une trentaine d’artistes contemporains chinois (peintures, photos, sculptures et vidéos) aux styles très variés, qui la plupart dénoncent la politique de leur pays et le consumérisme : on découvre une Chine pleine de paradoxes, pas si dorée que cela…

Dans un pays encore dictatorial, j’ai été étonné de voir une telle liberté :
- un tableau où les dirigeants du parti sont représentés par des bébés,
- Mao sculpté en poupée russe inoffensive,
- des photographies dénonçant la misère du petit peuple…
Les jeux olympiques sont également au centre de l’exposition.

Comme toute expo d’art contemporain, on n’aime pas tout, mais il y a toujours une ou deux oeuvres qui ne nous laissent pas indifférent… Et puis c’est aussi l’occasion de découvrir des artistes chinois encore méconnus en occident !

Expo photos Georges Rousse

Jeudi 15 mai 2008

light.jpg

Samedi je suis allée faire un petit tour dans la capitale, et après le musée Pompidou, je suis allée à la Maison Européenne de la Photographie, où j’ai vu une expo assez blufante.

Le photographe Georges Rousse a fait le tour du monde de 1981 à 2008, à la recherche d’espaces vides, souvent désafectés. Dans ces lieux voués à la destruction, il crée des volumes et des formes, reconstruit un univers.

C’est plus qu’un photographe, c’est un véritable architecte et plasticien qui maîtrise l’espace à la perfection. Son travail est assez hallucinant. Aux premiers abord, j’ai cru qu’il ajoutait ses formes colorées sous Photoshop directement sur la photo, donc rien de bien complexe… Mais en fait, il peint directement sur place, il s’approprie l’espace, les coins et recoins, et fait en sorte qu’un visuel émerge du décor juste si l’on prend la photographie à partir d’un point précis. C’est difficile à expliquer il faut voir pour comprendre, mais on pige le principe en regardant le tableau LIGHT où on voit le reflet des lettres peintes sur les murs dans le miroir…

C’est un travail de fou, et j’ai revisité l’expo une deuxième fois après avoir compris le principe. Chaque photo est comme une énigme à déchiffrer, c’est une expo super ludique et le résultat est magnifique, c’est beaucoup plus qu’une simple expo de photos. Elle dure jusqu’au 8 juin et je vous la conseille ! (merci Thomas pour l’info ;-))

Le jeu des hirondelles

Dimanche 20 avril 2008

hirondelles.jpg

J’ai découvert il y a peu une nouvelle BD : “Mourir Partir Revenir, LE JEU DES HIRONDELLES”, de Zeina Abirached.
Libanaise, elle vit entre Paris et Beyrouth. Elle a fait les Beaux Arts au Liban, puis les Arts Décos à Paris.

Le style est est très proche de celui de Marjane Satrapi (Persepolis) : dessin noir et blanc, pays en guerre, histoire de famille…

Pour résumer, pratiquement toute la BD est un huit-clos : l’histoire d’une famille cloîtrée dans son appartement à Beyrouth, en 1984. C’est là que c’est fort et qu’on oublie rapidement la comparaison avec Persepolis : 200 pages d’une BD qui se déroule dans le même appartement, voir dans la même pièce !
Pour ça, il y a un gros travail au niveau du découpage et de la mise en page.
En plus, on a très peu de texte, on a parfois une suite de planches purement graphiques qui se suffisent à elles-mêmes.
Par exemple, Zeina joue beaucoup sur les répétitions de son dessin (avec juste quelques détails qui changent) notamment pour donner l’illusion du temps qui ne s’écoule pas vite…

Le résultat ? Un gros travail graphique qui illustre une histoire touchante avec une petite pointe d’humour, des jolis décors et des personnages pittoresques. ça se lit tout seul !

Les tableaux se mettent à parler

Mardi 8 avril 2008

Depuis mars 2008, les coréens peuvent visiter une exposition à la “Alive Galery de Séoul” où 62 tableaux classiques ont été transformés en tableaux vivants.

Ces tableaux prennent vie grâce à des hologrammes, et grâce à la reconnaissance vocale, les petits coréens peuvent discuter avec les célèbres Joconde et autre Vénus de Milo en leur posant des questions.
On aime ou on aime pas, mais c’est un moyen ludique de faire découvrir l’art aux enfants, et une réussite technologique !