
2 de mes artistes favoris exposent en ce moment au centre Pompidou, à voir absolument !
Une centaine de tableaux grand format qui retracent l’itinéraire artistique du peintre russe Kandinsky (1866-1944). On commence par la période où le peintre s’est formé à travers l’Europe, avec des grands dessins colorés sur carton où il invoque la Russie de son enfance. Puis il s’installe à Munich où il va peindre ses premières toiles abstraites, dont le fameux Tableau avec l’arc noir où l’on trouvé déjà un cercle, que l’on retrouvera dans ses plus grandes oeuvres. Vient ensuite Moscou et Stockhom, où il va peindre essentiellement des dessins et aquarelles. Ce n’est pas la période que je préfère, les tableaux sont très fouillis et je préfère ceux qu’il va peindre ensuite, beaucoup plus épurés et plus précis, jouant avec la géométrie et une palette de couleurs plus simple : c’est sa période Bauhaus. L’expo est très riche des tableaux de cette période, un vrai plaisir pour les yeux ! Puis vient la seconde guerre mondiale, l’Allemagne nazie qualifie ses oeuvres d’”art dégénéré”. Kandinsky s’installe alors à Paris où il vivra jusqu’à la fin de sa vie. Ses dernières oeuvres sont elles aussi magnifiques ! Plus douces, moins géométriques, des couleurs pastels : des formes féériques, presque enfantines (Monde Bleu), des formes rondes aux effets étranges comme si l’on observait à travers un microscope (Cercles).
L’autre artiste, c’est Alexander Calder (1898-1976), très connu pour ses mobiles colorés dont les formes rappellent celles de Miro (ils ont beaucoup collaboré).
Même si l’on retrouve quelques mobiles originaux, ce n’est pas sur cette période que se concentre l’exposition mais sur les débuts de l’artiste à Paris (1926-1933).
Son célèbre cirque miniature est exposé et ça vaut le coup d’oeil : un décor et pleins de petits personnages réalisés à l’aide d’objets récupérés par-ci par là : fil de fer, laine, carton, bouchons, capsules de bouteille…
Au fil de l’expo, on peut regarder le film qu’il a réalisé à l’aide de son cirque et visualiser tous les personnages en action, parce que les oeuvres de Calder sont avant tout basées sur le mouvement.
On peut contempler également ses sculptures en fil de fer, inspirés des vedettes de l’époque (Joséphine Baker, Fernand Léger)… Elles aussi très légères bougent légèrement : les jeux d’ombre sont très réussis !
L’expo Calder est terminée, mais celle de Kandinsky se poursuit jusqu’au 10 août, allez-y !









